Vers des quotas d’engagements ?

Pas moyen de se faire engager !
Le constat est partagé par tous les pilotes qui fréquentent les courses Ufolep du Poitou-Charentes. Il est bien rare de rencontrer un pilote dont l’engagement n’ait jamais été refusé au cours de la saison. La plupart des pilotes et des accompagnateurs expliquent ce phénomène par la conjonction d’une arrivée massive en Ufolep de nouveaux pilotes (une bonne partie ayant délaissé la route par peur du gendarme) et de pilotes détournés de la Ligue (championnat réduit à sa portion congrue, plateau incomplet et prix des licences …).
Mais le problème ne tient pas tant à la difficulté de s’engager qu’à l’aspect arbitraire des refus d’engagement dans certains clubs. Car tous ont vécu l’expérience de se voir refusés sur une course et de voir un autre pilote engagé après eux rouler sur cette course où ils ont été refusés..
medium_P1030416.2.JPG

Quotas ?

Consciente du problème, la commission régionale moto s’est récemment réunie pour trouver des solutions. Sauf à augmenter le nombre de courses ou à réduire le nombre de pilotes (on se demande comment), deux tendances se dessinent.
La première part du principe que les pilotes engagés en Trophée ont déjà suffisamment de courses à leur calendrier et voudrait ménager une priorité aux engagements en Open pour les pilotes qui ne roulent pas en Trophée. Les défenseurs de cette tendance voudraient donc que les pilotes engagés en Trophée ne soient engagés en Open sur les courses hors trophée que s’il reste des places libérées par des pilotes Open.

Liberté ?

Cette proposition se heurte aux pilotes les plus assidus en Trophée qui se verraient ainsi priver (dans les faits, si ce n’est sur le papier) de la possibilité de rouler sur les courses hors-trophée. Les opposants à cette idée s’appuient sur l’argument que les pilotes qui roulent en Open sont souvent des pilotes qui veulent rouler deux à trois fois dans la saison et qu’on va ainsi léser les pilotes les plus motivés, qui font le gros du plateau Ufolep, pour contingenter les places disponibles en course au profit de pilotes qui ne roulent qu’occasionnellement. Car une bonne partie des pilotes qui roulent en Trophée s’y inscrivent justement pour la « garantie » qu’il offre de rouler un minimum de courses. Si cette « garantie » les prive d’autres courses, les Trophée risquent d’en pâtir.
Par ailleurs, les pilotes de Trophée s’engagent à ne pas rouler en FFM (ce qui restreint d’autant leurs possibilités de courir) contrairement aux pilotes Open qui peuvent rouler en National A ou B.
Ces opposants défendent donc les pilotes de Trophée, leur liberté de rouler sur les courses Open et celle des clubs d’engager les pilotes selon des critères plus lisibles et d’accueillir la catégorie de leur choix.

Contraindre les clubs ?

Car la proposition faite par les premiers, outre sa philosophie « administrative », ne serait viable qu’à condition que chaque catégorie de trophée dispose d’au moins 8 courses à son calendrier. Elle repose donc sur l’idée d’un lissage du nombre de courses pour chaque catégorie. Les trophées qui auraient plus de courses s’engageraient donc à céder des courses à ceux qui en ont moins. Reste à savoir si les clubs accepteraient qu’on décide pour eux quelle catégorie va rouler sur leur circuit.
D’un côté, on a donc les « administratifs » : on divise le nombre de courses par le nombre de catégorie et on attribue ce nombre de courses à chaque catégorie, en demandant aux clubs d’oublier leur préférence pour telle ou telle catégorie. Puis on exclut (de fait), la plupart des pilotes engagés en trophée des courses Open.
De l’autre, les « libertaires » : On laisse les clubs libres de choisir quelle catégorie ils font rouler et on laisse la liberté aux pilotes de trophée de s’engager en Open. Les « libertaires » seraient donc plutôt favorables à un aménagement des modalités d’engagement (pour améliorer la transparence des critères d’engagements des clubs) et à une augmentation du montant de la caution (pour limiter les engagements à la légère de certains pilotes qui abusent du système).

Décision le 26 novembre

Rien n’est encore décidé mais il est clair que les « administratifs » ont pourtant la faveur des instances de l’Ufolep. Une prochaine réunion devrait avoir lieu le 26 novembre pour prendre des décisions mais celles-ci ne seront applicables que pour la saison 2009.

Calendrier provisoire :
Pour info, en l’état actuel du calendrier, le nombre de courses attribuées pour 2008 à chaque catégorie va de 4 (250, 250 4T …) à environ une dizaine (4T, prestige …). Ces chiffres sont provisoires et vont immanquablement évoluer au fil des décisions des clubs

Réagissez en envoyant un commentaire à cet article. Vos commentaires peuvent faire pencher la balance le 26 novembre prochain.

Cherchez des cross au Québec

medium_P1030916.JPG
Le circuit de Sainte-Julie est un des plus beaux des alentours de Montréal mais ils sont rares au Québec.

A priori, le Québec et le Canada, les grands espaces nord-américains et la clémence de l’été indien peuvent laisser croire que le pays de nos cousins américains est un Eldorado du cross. Mais si c’était le cas, on pourrait citer une bonne douzaine de Canadiens évoluant au plus haut niveau aux US ou en Mondial. À part Jean-Sébastien Roy et éventuellement Marco Dubé, la plupart des amateurs de cross sont bien incapables de citer des top pilotes du pays des érables.
Un petit voyage sur place permet de se rendre compte que la réalité du cross canadien est loin d’être aussi mirifique qu’elle pourrait l’être. Installé depuis 5 ans au Québec, Stéphane Guinefoleau, mécanicien moto dans la concession Yamaha, KTM, Suzuki des frères Picotte à Granby (au sud-est de Montréal), a vite déchanté sur ce chapitre à son arrivée.
medium_P1030952.JPG
Stéphane Guinefoleau roule au Canada mais ce n’estpas plus facile qu’en France.

«Il existe bien des terrains de cross ici mais la plupart sont des circuits privés aménagés sommairement et peu entretenus. Il faut donc connaître le propriétaire pour y rouler. Les beaux circuits sont rares et il faut compter minimum 30 $ (environ 20 €) pour y rouler. Sans compter que la pratique du cross suppose de souscrire une assurance spécifique.»
Voisinages difficiles
Ce n’est pas un hasard si le Québec est voisin du pays de l’Oncle Sam. Tout ici se paie au prix fort. Certes, les équipements et les motos sont beaucoup moins coûteux qu’en Europe mais la pratique du motocross n’est pas aisée pour autant. Elle est d’ailleurs en butte aux mêmes problèmes de voisinage qu’en France.
Exemple avec le circuit de Sainte-Julie (proche de Montréal) dont les heures d’ouverture ont été récemment réduites par la justice québecoise suite à une plainte du voisin immédiat.
medium_P1030977.JPG
En plus du prix des droits d’accès au circuits, ceux-ci sont fermés une bonne partie de l’année à cause du climat. On est donc tenté d’en profiter jusqu’au crépuscule …

Et à supposer qu’un pilote fasse le choix de ne rouler que sur les plus beaux circuits du Canada, il faut compter sur des distances à l’échelle d’un continent. «Il faut bien compter 3 à 4 heures de route entre les circuits.» souligne Stéphane «Si on vient au Canada pour y faire du cross en croyant que la situation est meilleure ici qu’en France, autant y renoncer …»
Car en plus des distances, il faut tenir compte d’un climat peu propice au cross. Les circuits ne sont ouverts qu’entre avril et septembre. En dehors de cette période, ne comptez pas rouler : il neige. Et pas qu’un peu !
Randonner à perte de vue
Dans ces conditions, aller au Canada pour faire du cross est un mauvais calcul. En revanche, y faire de l’enduro, du quad et de la motoneige est tout à fait envisageable. La plupart des routes sont longées par un chemin ouvert aux motos off road pendant la belle saison et certains Canadiens font des dizaines de kilomètres sur ces pistes sans presque emprunter le goudron.
À condition de bien connaître la géographie locale (certains natifs se perdent dans les bois très denses alors un touriste …), la randonnée moto ou motoneige est un pourvoyeur unique de liberté offert par le Canada. Les pistes sont même régulièrement damées en hiver pour les motoneiges.

Motos volées : ayez l’Å“il

Nous sommes tous à la merci d’un vol de moto. Un de nos amis crossman vient d’en être victime dans la région de Chauvigny et lance un appel à la vigilance pour retrouver ses précieuses montures volées dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 octobre :
- une 65 KX portant le numéro 34 avec une biellette d’amortisseur verte guidon renthal, garde boue arrière mort (enfin il tient juste!)
- une 125 RM portant un kit déco tout neuf, housse de seul neuve, guidon Afam, poignées grises, plaques noires

Si vous avez des infos, appelez le 05 49 50 90 88

Fin de saison en fanfare

medium_1188061520_small.jpg

Pour cette 9éme et dernière épreuve, la plupart des pilotes s’est retrouvée une dernière fois ensemble derrière la grille de départ. La quasi-totalité d’entre eux découvrait ce superbe terrain rapide et technique de Montendre et de surplus dans le sable. Dès les premiers tours d’essai, quelques pilotes se sont tout de suite montrés plus “aériens” en sautant le double en descente. Thibaud Bernard et Kévin Griffault sont apparus très à l’aise sur cete piste.
Rien n’était encore joué pour la victoire entre Thibaud et Anthony Berthonneau puisque 12 points les séparaient en faveur d’Anthony.
Coup de théâtre dès la 1ère manche où Thibaud se loupe à la réception du double et termine avec sa moto dans la marre. Il est pointé dernier et marque les 3 points du 27 ème tandis que Kévin remporte la manche devant Gaëtan Beaudry et Anthony.
Interrogation dans le paddok, Thibaud (qui heureusement ne s’est pas fait mal) va-t-il prendre le départ des autres manches ? La moto va-t-elle redémarrer ?
Suspens
La Yamaha n°6 sera bien présente au départ suivant et en profitera pour remporter les 2 dernières manches alors qu’Anthony termine 4 et 2.
Les dés sont donc jetés. Anthony remporte cette édition 2007 du trophée avec 29 points d’avance sur Thibaud. La petite escapade version water-jump de Thibaud a été le tournant du trophée pour la victoire (faudrait peut-être pas abuser du water-jump la semaine !).
Pour terminer le podium final, Gaëtan souffle la 3ème place à Maxime Chauvineau qui n’a pas su tenir la pression et a chuté dans toutes les manches. Kévin termine à la 5 ème place et met ainsi un point d’orgue à son excellente fin de saison en remportant l’épreuve.
Du premier au dernier, tous les pilotes se sont bien amusés. Certains ont fait de grands bonds en avant dans le classement, d’autres ont gardé leur place avec une régularité exemplaire. Aucune blessure grave n’est à déplorer. L’ambiance a été chaleureuse avec les pilotes ainsi qu’avec les parents.
Pour l’année prochaine, 12 à 15 pilotes passent en 125 et permettent ainsi le renouvellement du plateau d’un futur trophée que certains rêvent déjà de remporter.

Pour voir le classement, cliquer iciClassement_general.xls

Trophée 125 junior Ufolep Poitou-Charentes

Teddy Baulu pour 5 points

Leader du championnat avec 24 points d’avance seulement après la course de Morterolles, Teddy Baulu, avait réussi à se conserver une avance de 23 points à l’issue de la course de Dangé. Son opposant principal ne lui ayant repris qu’un point, le leader du championnat n’avait donc qu’à gérer son avance pour la dernière course à Montendre pour emporter le titre.
Et l’affaire n’était pas si simple qu’elle pouvait y paraître puisque c’est finalement pour 5 petits points que le leader du championnat s’adjuge ce trophée devant son dauphin Julien Villeneau.
Derrière les deux leaders, Guillaume Theillout se place sur la 3ème marche du podium avec une avance de 25 points sur Mickaël Sergent quasi-inchangée à l’issue de la course de Montendre (Il en avait 24 d’avance avant la course).
Cliquer ici pour le classementCLASSEMENT_TROPHEE_junior_définitif.doc

Interview

Cyril Griffault champion 250 Ufolep

medium_P1030754.JPG

Champion 250 Ufolep du Poitou-Charentes en 2007, Cyril Griffault succède à Nicolas Suire sur les tablettes du motocross régional Ufolep. Titré à Thouars où il a failli laisser échapper ce titre qui lui tendait les bras sur casses mécaniques, le pilote du MC Bel Air aurait pourtant aimé rencontrer un peu plus d’opposition.
Ça s’est passé comment ce trophée 250 2007 ? Laborieux pour la première et la dernière course …
C’est vrai que je n’ai pas eu de chance lors de ces deux courses. Au Tâtre, je suis tombé et ici, à Thouars, j’ai eu deux problèmes mécaniques (NDLR : frein puis amortisseur HS).
Comment vois-tu l’évolution de ce trophée ?
J’aimerais que plus de pilotes qui roulent à mon niveau viennent nous rejoindre.
Sais-tu ce que tu feras l’an prochain ?
Oui, je repars pour défendre mon titre l’an prochain. Et je compte bien aller au super trophée de France s’il n’est pas trop loin.
Quelle course as-tu le plus apprécié cette année ?
Bougneau. Le terrain était vraiment superbe même s’il y a fait très chaud.
Et la pire ?
Thouars avec tous mes problèmes mécaniques.
Et quel circuit préfères-tu dans ce championnat ?
Ouzilly. J’aime bien Ouzilly : un beau tracé, une terre qui adhère bien et de bons petits sauts.