Trophée 125 junior Ufolep Poitou-Charentes
Les écarts se maintiennent
Leader du championnat avec 24 points d’avance seulement après la course de Morterolles, Teddy Baulu, sociétaire du MC Dangé, était attendu au tournant lors de l’avant-dernière manche du trophée 125 juniors à domicile. Et on ne peut pas dire que la situation ait évolué spectaculairement entre lui et son poursuivant Julien Villeneau puisque le deux hommes ne sont séparés que de 23 points à l’issue de cette course. Son opposant principal ne lui ayant repris qu’un point, le leader du championnat n’a donc qu’à gérer son avance pour la dernière course à Montendre pour emporter le titre.
Derrière les deux leaders, Guillaume Theillout sait désormais que le titre est hors de portée mais doit encore se méfier d’un faux pas qui permettrait à Mickaël Sergent de lui chiper sa 3ème place. Une éventualité toutefois peu probable puisqu’il dispose d’un confortable coussin de sécurité de 24 points.
Mais à part le duo de tête, tout est encore jouable sur le spectaculaire circuit de Montendre qui clôturera la saison en fanfare.
Cliquer ici pour le classementCLASSEMENT_TROPHEE.doc
Trophée 85 Ufolep Poitou-Charentes
Rien n’est encore scellé
Anthony Berthonneau tient la tête du trophée 85 mais rien n’est encore joué avant la finale de Montendre.
Les pilotes du trophée 85 Poitou-Charentes se sont rendus à Celles sur Belle pour leur seul nocturne de la saison. Coup de chance, il s’agissait de la seule fenêtre sans pluie de la semaine. Quoique celle-ci se soit mise à tomber juste avant le feu d’artifice et la super-finale. Mais les 85 n’étaient bien sûr pas concernés et heureusement puisqu’avec une piste damée et la pluie, on aurait dit le trophée Andros !
Thibaud Bernard, arrivé à égalité de points avec Anthony Berthonneau, concéde désormais 12 points avec une série d’accessits (3/7/5). Anthony Berthonneau ( 6/1/2) reprend donc la tête du provisoire et Gaëtan Baudry (2/3/1) gagne sa 2ème manche du trophée et remporte ainsi sa 1ère épreuve. Il en profite également pour se rapprocher à 3 points de Maxime Chauvineau, actuellement 3ème du provisoire.
Kévin Griffault confirme sa grande forme en remportant à nouveau une manche (1/4/8) et consolide ainsi sa 5ème place au provisoire devant Maxime Rabier.
Rien n’est encore joué pour la tête du trophée ainsi que pour les places sur le podium. Il en est ainsi pour le reste du classement où bon nombre de pilotes peuvent encore grappiller quelques places.
Rendez-vous à Montendre le 2 septembre pour l’ultime épreuve. Ce jour là , aura lieu la remise des récompenses du Trophée.
Pour voir le classement, cliquer iciProv_ap_Celles.xls
Interview
Nicolas Suire champion de France
Champion 250 Ufolep du Poitou-Charentes en 2006, Nicolas Suire avait obtenu la 4ème place au STF 2006 alors qu’il revenait de blessure. Désormais totalement remis, le sociétaire du MC Cellois (79), a obtenu cette année le titre de champion de France à l’issue d’une course opportuniste. Du coup, il s’interroge sur un futur challenge.
Qui est Nicolas Suire ?
J’ai 21 ans, bientôt 22. Je fais du motocross en Poitou-Charentes. L’an dernier, j’ai été champion Ufolep 250 en trophée Poitou-Charentes et j’avais terminé 4ème au Super trophée de France. Cette année, j’ai obtenu le titre de champion de France.
Comment s’est passée cette course ?
J’ai d’abord dû passer les deux manches qualificatives où j’ai obtenu deux fois la 2ème place. En finale, je suis parti 6ème avant qu’un pilote chute. J’ai ensuite dépassé deux pilotes à la régulière et deux pilotes se sont accrochés. J’ai donc terminé 2ème de la course mais le premier a été disqualifié pour avoir court-circuité la piste après un accrochage.
Tout s’est bien passé pour le Poitou. L’entente et l’ambiance étaient bonnes. Le Poitou se classe 2ème sur 16 régions derrière la Lorraine.
J’imagine que c’est une bonne expérience …
C’est clair. C’est le titre le plus important que j’ai jamais obtenu. J’avais aussi été vice-champion de ligue en 2002 en 125. (NDLR : Nicolas avait ensuite eu un accident qui l’avait contraint au repos jusqu’en 2006 où il avait obtenu son titre de champion régional 250 Ufolep).
Sais-tu vers quel championnat tu vas partir l’an prochain ?
Non, pas encore. Je ne sais pas si je vais changer de catégorie, rester en Ufolep ou passer en ligue ou même si je ne vais pas aller courir dans une autre ligue …
(NDLR : Nicolas veut surtout se lancer dans une catégorie relevée et lorgne du côté du 4 temps Ufolep ou de championnats de ligue voisins dont le niveau est plus relevé que celui du Poitou-Charentes, voir «l’Ufolep à Guichet fermé»)
Évidemment, tout cela dépendra de mes moyens. Tous les partenaires sont les bienvenus pour accompagner ma saison 2008. J’ai réalisé un press-book et je me lance à la recherche de sponsors.
Compétition
Le Poitou brille en Savoie
Rarement on aura vu le Poitou-Charentes en aussi grande forme lors d’un super trophée de France Ufolep. Lors de cette édition de la compétition qui rassemble tout le motocross Ufolep Français pour désigner ses champions, la région a emporté le titre de vice-champion sur l’ensemble des catégories.
Et le bilan individuel est plus que flatteur. Avec le titre de champion de Nicolas Suire et de Allison Matard en 250 et en féminine, la région obtient deux sacres nationaux. Il s’en est même fallu de peu qu’elle obtienne le titre de vice-championne chez les féminines puisque Marie Leclerc n’a raté la seconde marche du podium que de peu. Certes, le titre de Nicolas Suire est opportuniste mais il fallait déjà être en position de l’obtenir. Chapeau !
Trophée 125 junior Ufolep Poitou-Charentes
Resserrement en tête
Les choses se resserrent en tête du trophée 125 junior Poitou-Charentes après la course de Morterolles. Installé en tête avec 40 points d’avance sur Julien Villeneau avant cette course. Teddy Baulu a raté ce rendez-vous et en repart avec 23 points seulement de marge. Rien de bien inquiétant pour le sociétaire de Dangé toutefois puisque le prochain rendez-vous du championnat est justement fixé …à Dangé.
C’est donc à domicile qu’il devra défendre son leadership avant de se rendre à Montendre pour emporter définitivement la timbale. Mais Julien Villeneau ne va certainement pas se laisser faire d’autant qu’il peut rouler sans arrière-pensée puisque sa marge de 104 points sur Guillaume Theillout lui laisse une grande marge d’erreur.
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junior_morterolles.doc
L’Ufolep à guichet fermé
Alors que la saison bat son plein, les pilotes de la région se heurtent de plus en plus à un problème d’engagement sur les courses Ufolep. Beaucoup de pilotes, qui ont acheté à prix d’or une moto pour se faire plaisir, doivent se résoudre à la faire briller au garage ou à ne rouler qu’à l’entrainement faute d’avoir pu se faire engager sur les courses.
De leur côté, les clubs ne peuvent que constater que ce problème devient de plus en plus difficile à gérer. Non seulement leurs licenciés ne peuvent rouler mais leur propre organisation croule sous les demandes de participation et la pression monte.
Certains clubs ont refusé cette année jusqu’à 120 pilotes pour leur motocross. Et des pilotes perdent leurs nerfs, proposant même des pots de vin aux responsables des clubs pour rouler ou menaçant de leur régler leur compte «à coups de poings».
Dans la plupart des cas, les inscriptions sur chacune des courses sont closes en 3 à 4 jours en Open. Et les Trophées sont à peine mieux lotis puisqu’ils refusent une bonne dizaine de pilotes chacun et doivent maintenant adopter des restrictions administratives à la participation …
L’explication la plus communément admise dans les parcs coureurs est la déconfiture (que dire d’autre ?) de la Ligue Poitou-Charentes.
Voici quelques années, le championnat de ligue FFM représentait l’ambition de tout pilote de bon niveau. L’Ufolep faisait office d’antichambre de la compétition motocross (voire de parent pauvre). Mais cette situation s’est complétement retournée ces dernières années. Les habitués du championnat de ligue décrivent des grilles à peine pleines même en réunissant les catégories 125 et 250 cc.
Le prix des licences, celui des motos, les contraintes matérielles, les trop rares circuits (en voie de disparition), parfois mal préparés, ont conduit les pilotes, qui roulent désormais pour le plaisir, à se tourner vers l’Ufolep. Un pilote qui paie plusieurs centaines d’euros sa licence pour courir une poignée de courses de championnat de Ligue peut légitimement envier ses collègues de l’Ufolep qui paient moins de 100 € pour une bonne dizaine de courses en trophée.
Et ils ne tardent pas à sauter le pas. Quand ce ne sont pas carrément les clubs qui passent de la Ligue à l’Ufolep …
Aucune réaction
Malheureusement, la Ligue ne semble pas en mesure ou même désireuse de redresser la barre. Des pilotes ou responsables de clubs FFM (anonymes) décrivent une Ligue enfermée dans de vieux préjugés dépassés à propos de l’Ufolep. Pour elle, les courses Ufolep seraient encore ces kermesses organisées approximativement qu’on a connu voici plusieurs dizaines d’années.
La Ligue n’a pas vu la qualité des organisations Ufolep évoluer, la préparation des terrains progresser (pour dépasser parfois leurs homologues FFM), les bénévoles se former, la sécurité augmenter …
Les pilotes, eux, ont constaté cette évolution et compris que l’Ufolep est désormais une alternative valable à la FFM.
Il ne faudrait pas rallumer une guerre stérile entre les deux fédérations mais on doit bien constater que cette situation ne profite ni à la FFM (lancée dans un cercle vicieux : moins de course donc moins de pilotes donc moins de courses …), ni à l’Ufolep (contrainte de refuser des pilotes qui ont pourtant vocation à rouler sur ses épreuves).
Dans l’urgence, les organisations Ufolep en sont réduites à des expédients pour résoudre ce problème. On gère la pénurie de courses et l’excès de pilotes. Un recensement rapide au niveau régional montre que plus de 600 pilotes ont une licence Ufolep active cette saison pour environ 50 courses au calendrier. Cela signifie que, même avec trois courses programmées le même jour, tous les pilotes ne pourraient pas rouler compte tenu de la capacité limitée des circuits.
Du coup, les organisateurs Ufolep appliquent des critères à l’engagement (pas de double licence, critères d’âge, parfois même copinage …) ou tiennent compte de l’ordre d’arrivée d’un courrier plutôt que de la motivation du pilote …
Aucune solution n’est idéale. Des qualifications en début de saison (tentées en trophée 125 voici quelques années) tiendraient de la roulette russe et conduiraient irrémédiablement à une élévation du niveau sportif de l’Ufolep qui excluerait les pilotes loisirs de l’Ufolep et ferait de ses championnats des championnats de Ligue bis.
Solutions ?
La seule véritable solution serait la création massive de clubs dans les mêmes proportions que l’augmentation du nombre de pilotes. Mais le contexte actuel ne s’y prête guère …
Comme nous ne vivons pas (plus ?) dans un monde où un circuit de cross peut naitre de la volonté de quelques bénévoles motivés, on ne peut donc qu’espérer que la Ligue trouve une nouveau souffle pour attirer à nouveau sur ses courses les pilotes qui ont déserté ses grilles de départ.
Réagissez à cet article en envoyant un commentaire et parlez-en autour de vous. Peut-être la situation évoluera-t-elle enfin …
Trophée Poitou-Charentes Ufolep 250 cc
Que calor !
Le superbe circuit de Bougneau a réjoui les pilotes du Trophée 250.
Les pilotes du Trophée 250 ont, sans contestation possible, vécu à Bougneau la manche la plus chaude de la saison. Personne n’avait songé à installer un thermomètre sous son pare-pierre mais on peut dire que beaucoup étaient à la limite de la surchauffe.
Dommage car cela a un peu gaché le plaisir de rouler sur le superbe circuit de Bougneau. Avec un tracé digne du Saint-Jean-d’Angély d’aut’foué, ce circuit a régalé les pilotes qui ont connu, avec le Tâtre, deux belles surprise charentaises cette saison.
Avec un tel tracé, les 15 min et 2 tours de chacune des trois manches ont été des plus sélectives puisqu’il fallait tenir 20 minutes en plein cagnard pour remporter la victoire.
Et c’est Cyril Griffaut, leader du championnat, qui se tire le mieux de ce coup de chaleur en s’adjugeant les deux premières manches avant d’abandonner sur casse dans la troisième manche. Christophe Bureau lui a d’ailleurs bien facilité la tâche en rendant la main en première manche. Il termine donc deux fois 2ème avant de s’adjuger la dernière manche.
En grande forme, Mickaël Bourrasseau (7/3/3) s’est manifestement mieux acclimaté à Bougneau qu’à Vouneuil-sur-Vienne. Mais c’est Christophe Simonnet qui se montre le plus régulier (5/5/4) derrière les deux hommes de tête.
Au porvisoire, cette course ne redistribue pas foncièrement les cartes. En revanche, la suppression des trois plus mauvais résultats pour chaque pilote permet à Christophe Bureau de prendre la 2ème place du provisoire à Christophe Simonnet qui devance Romain Cartier avant la finale de Thouars.
Les trois manches de cette finale étant inamovibles, Cyril Griffault est assuré de gagner ce trophée 2007 mais Christophe Bureau est encore à la merci d’une faute qui permettrait à Christophe Simonnet de lui prendre sa place.
Pour voir le classement, cliquer ici.trophée_250_-_3_manches.xls
